Petit extrait de ma lettre à ma sauterelle :
Il fait gris et il y a du vent. On est juste bien question chaleur. J’aimerais être au bord de la mer, en Bretagne. Une petite plage de sable entourée de rochers pleins d’algues que la marée aurait laissé en se retirant. Le vent nous soulerait d’air iodé, du sel de mer sur notre peau rendrait nos bisous et câlins salés. Puis, lorsque la fraîcheur commencerait à tomber, en fin d’après-midi, on irait gouter d’une bonne crêpe, aux marrons par exemple, arrosée d’une bonne bolée de cidre chaud. FDP et toi vous mangeriez des fruits de mer et du poisson tout frais pêchés, dans un petit restaurant, sur la terrasse, donnant sur le port où des dizaines de mouettes crieuses volent en tourbillonnant autour des bateaux de pêche à quai.
Ça a un air de vacances, mais également de nostalgie… Je me languis de la Bretagne depuis si longtemps… Qui sait… été 2011 peut être… il faut y croire pour que cela arrive un jour… Alors croyons y très fort… et rêvons à cette petite plage de sable entourées par les rochers, à ce petit port breton et ses bateaux de pêche, à ces landes parsemées de bruyère, à ses falaises surplombant une mer aux couleurs de nos yeux, ni vraiment bleue, ni vraiment grise, ni vraiment verte… mais les trois à la fois, en un savant mélange digne d’un grand peintre. Ferme les yeux et sens le vent marin sur ta peau, l’air iodé envahir tes narines… Moi je l’ai fait et j’ai même entendu ton rire lorsque tu te roulais dans les vagues…
… Retour dans la réalité… Heurk ! Tu n’es pas là ! … Ah ! mais si ! Tu es là bien au chaud dans mon cœur… tout contre moi, tu ne me quittes jamais vraiment. Et chaque jour mes pensées s’envolent dans le ciel et montent vers le nord… Destination une fille de 10 ans et demi (bientôt), cheveux châtains épais, yeux bleu-gris-vert, joues roses appelant les bisous, nez tout migon qu’on a envie de croquer… Tu la connais ?
Bisous à mon grizzly gentil
Maman””
Elle me manque…
Laçage
14 août 2010
Correspondance
le 14 août 2010, 14:52
26 mai 2010
Cueille le jour...
le 26 mai 2010, 10:52
Le soleil brille et chauffe le fer des persiennes du bureau. Elles sont entrebâillées mais quelques rayons filtrent et jouent sur le parquet à travers les rideau d’organza. Les lourds rideaux du salon sont clos, atténuant la lumière du matin dans la pièce. Elle reste claire cependant, aussi claire qu’un matin d’hiver.
J’écoute “Excalibur - La légende des Celtes”. je viens de petit-déjeuner. Ma tasse de thé à la bergamote et son nuage de lait côtoient ma souris et son tapis. Je me suis calée dans mon fauteuil devant mon écran qui brille malgré la pénombre. Devant moi la page blanche. Je pianote et je regarde ces tâches noires qui forment une chaîne… ou plutôt un train. Petit tortillard qui va lentement par la campagne, par la montagne, grimpant ardemment les pentes raides, flânant sereinement à travers la végétation luxuriante du printemps chantant… Je suis en vacances…
Trois semaines après les autres, je suis enfin en vacances après une année universitaire plus qu’éprouvante. J’ai fini hier par le partiel que je n’avais pas pu passer en décembre à cause de la neige. J’ai vécu des moments difficiles depuis l’arrêt des cours. Mais tout cela est fini. Je ne crois pas trop m’avancer en disant que j’ai obtenu mon DEUG. J’ai parfois encore de la peine à croire que je viens de terminer ma quatrième année d’étude. Quatre ans que j’ai repris ma vie en main de ce coté là. Quatre ans que j’ai décidé de ne plus subir une fausse fatalité, un jugement plus que partial me condamnant à n’être que l’ombre de moi-même, à ne penser que je ne vaux rien et que je ne ferai jamais rien de ma vie.
Bien sur parfois je regarde tout ça comme une revanche sur la vie mais plus encore une revanche sur celle qui m’a insidieusement distillé, année après année, toute cette mésestime de moi. Pour autant ce n’est pas ce qui me vient à l’esprit lorsque je sombre au point d’envisager de tout arrêter. Dans ces moments là j’ai comme un sursaut et je cherche au plus profond de moi la motivation qui va m’aider à remettre le pied à l’étrier. Et ce n’est pas la revanche qui me pousse. Non pas du tout. C’est beaucoup plus positif que ça. C’est un mélange entre ma curiosité, mon envie et ma soif d’apprendre et ce désir si profond d’enfin atteindre mon rêve de toujours. L’effleurer déjà serait bien… Même si les probabilités que je l’atteigne me sont moins favorables qu’il y a quelques vingt-quatre ans, il existe toujours au moins une chance. Et je la saisirai, coute que coute. Je mesure le chemin que j’ai déjà parcouru et celui qui me reste encore à parcourir. Et je suis suffisamment réaliste pour savoir que chaque semestre réussi est une sacrée victoire, que la prochaine étape importante est de décrocher ma licence… tout le reste sera du surplus comme le dit si bien mon Espoir à sa fille.
Pour autant je continue mon parcours stratégiquement toujours dans la même optique, celle qui me mènera à la réalisation de mon rêve. La voie que j’ai choisi pour y parvenir me plaît énormément. Grâce aux deux choix de cette année, j’ai pu, à travers plusieurs dossiers, toucher du bout du doigt des sujets passionnants. Même si la rédaction s’est parfois faite dans la douleur et in-extremis, je m’y suis épanouie. Et ils furent couronnés de succès. j’en ai même un que ma prof nous a demandé de transmettre à une de ses collègues. J’en suis fière !
Dans mes moments de doute, je repense aussi à ces encouragements que cette enseignante ne manque pas de m’adresser à chaque fois que nous discutons ensemble. Avec elle j’ai vécu des moments appartenant à mon image de l’université. Dans celle-ci faisaient partis ces moments de partage, d’échanges d’idées, d’ouverture d’esprit, d’esprit critique (qui n’est pas forcément négatif loin de là). Ces moments que je n’avais vu que dans des films. La réalité fut tellement meilleure… J’ai tellement apprécié ses “on se revoit l’année prochaine j’espère !” plein de promesses. Elle est mon Mr Keating à moi, mon “Capitaine, oh mon Capitaine“…
Je suis en vacances et pour autant je ne parle que de l’université… Peut être parce que c’est l’un des deux seuls sujets très positifs de ma vie.. et que je ne peux pas parler de l’autre… il est bien trop intime… Il se résume juste à deux mots… Mon Espoir…
Maintenant c’est le vent léger qui joue avec mes rideaux… léger, si léger souffle d’air qui doucement effleure mes épaules nues, ma nuque où seuls quelques fins cheveux se sont libérés de mon chignon. Je me retourne et je regarde mes poissons nager tranquillement, étalant leurs larges voiles qui les font ressembler à des papillons voletant.
Je regarde cette page remplie de toutes ces petites taches noires, infimes traces de moi, de ma vie, de mes pensées… Et je repense à ce petit tortillard déambulant lentement dans la campagne printanière, toute parée de ce vert si tendre des jeunes pousses de conifères, des feuilles toutes jeunes des arbres et arbustes, de ses taches de couleurs si douces des églantiers en fleurs, mais aussi des acacias, des sureaux… et cette essence de printemps qui parfume l’air, savant mélange de fragances fleuries, d’herbes drues, de terre chaude et mouillée après les pluies orageuses de cette nuit…
Je suis en vacances et je ne veux plus penser à toutes ces choses qui finissent par pourrir la vie… tous ces tracas de la vie quotidienne… Je ne veux penser qu’à cette merveilleuse chance de faire ces études qui me plaisent tant et à cet homme merveilleux qui partage ma vie et qui me donne tellement de force quand ça va mal… et tellement d’amour tout le temps…
28 février 2010
Aventure ferroviaire
le 28 février 2010, 10:58
Cela fait maintenant six mois que nous prenons le train ensemble, si je puis dire. Et cela trois jours par semaine. Nous descendons tout les deux à Perrache. En général j’arrive en premier. Je m’installe en première classe, coté droit dans le sens de la marche, deuxième rangée de siège. Lui arrive ensuite, et s’installe à gauche, de l’autre coté du couloir. Tous les deux nous mettons notre casque pour écouter de la musique. Tous les deux nous nous réfugions dans notre bulle, nous isolant du reste du monde. Peut être pour prolonger la douceur du matin, peut être pour ne pas plonger violemment dans le quotidien… Moi c’est pour ne pas entendre les gens dans le train. Je me sens agressée… pas directement, mais c’est une immersion trop brutale dans le monde. Je crois que je suis asociale la plupart du temps. Et puis j’ai besoin de calme pour lire, et surtout comprendre ce que je lis.
On ne s’est jamais parlé. On ne se dit même pas bonjour. Même pas par un signe de tête ou un sourire. On se regarde quand il arrive et puis on se plonge dans notre monde. J’ai juste remarqué que lorsque j’arrivais en retard, ou quand je reviens de vacances le regard est plus long… Oh ! il ne dure jamais plus de quelques secondes…
Un jour il m’a parlé, c’est vrai… J’avais fait tombé ma carte de transport. Il m’a interpelée… Il est gentil. L’autre jour, il a signalé au jeune homme devant que son écharpe trainait par terre…
Pourquoi est-ce que je parle de lui ? Parce que je suis toujours curieuse de savoir pourquoi mon regard se porte sur telle ou telle personne. Pourquoi plus lui qu’une autre personne ? Dans mon wagon il y a des habitués… plein d’autres…
Je ne saurai répondre à cette question. Juste dire que lorsqu’il est absent il y a comme une sorte de manque. Comme un sentiment que tout n’est pas bien… Peut être sa présence participe t-elle à mon rituel.
C’est ça, pour dire les mots justes, quand il est là tout est normal.
Parfois, je me dis que lorsqu’il va arriver je vais lui sourire. Mais j’ai peur qu’il ne le prenne pas dans le bon sens… je ne voudrais pas que cela le déstabilise.
Je crois que j’ai besoin quelque part de ces quelques secondes où nos regards se croisent. Cela me donne à penser, à imaginer, à croire que tout est à sa place, que la journée peut commencer…
Je crois qu’il n’y a que moi pour se pencher sur une telle question… existentielle s’il en est…
N’empêche, demain je le guetterai du coin de l’œil, je serai contente lorsqu’il arrivera, je serai charmée lorsqu’il me laissera sortir avant lui, et je me demanderai encore pourquoi, je me demanderai encore combien de temps avant que nous ayons un échange un peu plus poussé, je me demanderai encore quelle est sa vie, son métier…
22 janvier 2010
Saigo nyûku desu ka ?
le 22 janvier 2010, 11:00
C’est vrai ça… quelles sont les dernières nouvelles…
31 décembre 2009
Bonne année
le 31 décembre 2009, 20:04
Réveillon à 3 avec ma sauterelle et mon Espoir.
Et une pensée pour mes lecteurs, les fidèles, les assidus, les occasionnels et ceux qui passent là par hazard…
Mes meilleurs voeux !
23 octobre 2009
Contribution
le 23 octobre 2009, 12:33
En TD de psychologie sociale, je dois faire un dossier avec une partie terrain constituée par une enquête à l’aide d’un questionnaire s’adressant à tous les parents, quelque soit l’âge des parents et des enfants.
Si vous avez quelques minutes à me consacrer… j’en ai une trentaine à récolter…
Vous pouvez me joindre par le formulaire accessible dans la colonne de droite, rubrique “contact”.
Merci.
3 juillet 2009
Vivement demain !
le 3 juillet 2009, 16:16
Je vais chercher ma sauterelle et passer quelques heures à Auxerre qui me manque aussi beaucoup…
Départ vers 6 heures, à la fraîche… Je n’en puis plus de cette atmosphère étouffante… de vivre dans la pénombre constante… et la migraine qui ne me lâche pas…
Mais demain… demain je vais avoir ma centrale atomique, mon électron libre à moua !!! 
Et même s’il fait trop chaud pour ça… je vais la manger de bisou, lui lécher la pomme (private joke)… la poupougner… et sûrement me faire rembarrer vertement…
Des fois… faudrait pas que ça grandisse ces bestioles là ! Surtout quand ça fait quasiment 3 mois qu’on ne les a pas vu… En plus une sauterelle ça saute drôlement vite et loin ! 
30 mai 2009
Les jeux sont faits... rien ne va plus...
le 30 mai 2009, 12:46
Voilà ! Les partiels sont finis… les dés sont jetés, les jetons placés et la roulette tourne… Vais-je faire tapis ?
20 mai 2009
J-5
le 20 mai 2009, 09:00
Il ne me reste plus que 5 jours pour entrer dans le vif du sujet.
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