Je ne suis pas une sportive. Ce n’est pas que je n’aime pas… C’est juste mon corps qui refuse de suivre. Lorsque je vois un coureur, une cycliste, ça me donne envie. Cela semble si facile.
Mais lorsque je tente, tout doucement pourtant, de m’y adonner…. Catastrophe ! Mon cœur refuse de suivre le mouvement que mon cerveau lui commande. Je viens de me relire, j’ai écrit « cœur » à la place de « corps » dans la phrase précédente. Il y a de ça justement.

En fait, je ne parle pas seulement de maintenant. Je parle de moi depuis toujours. Enfin depuis que je suis pubère.
Avant, pas de problème, j’arrivais à gérer à peu près l’effort. J‘arrivais à persévérer parce que je savais que mon corps allait s’habituer.
Après, j’avais le souffle court au moindre effort. Mon cœur battait à tout rompre. Tellement fort que j’avais l’impression qu’il allait me sortir du torse. J’ai cru mourir plusieurs fois lors des cours d’EPS au collège. Jusqu’à ce que la prof vienne elle-même vérifier mon pouls. Je l’ai vu blanchir et envoyer quelqu’un chercher l’infirmière. Après plusieurs examens on m’a découvert un souffle au cœur. Il est apparu à ma puberté. Et depuis il ne me quitte plus.
Depuis plusieurs années vient en plus mon sur-poids. Aujourd’hui, j’ai du mal à me mouvoir. Je m’essouffle rapidement dès que le terrain n’est plus plat. Même pas besoin de marche… juste une légère pente. A propos des marches justement, j’ai vraiment du mal à les descendre à cause non plus de mon souffle mais de mes articulations. On dirait qu’elles se bloquent.

Je devrais aller voir un médecin, je le sais. Surtout si l’on rajoute, mes migraines, ma fatigue chronique, mes jambes lourdes… je continue la liste ?
Cependant, j’ai beaucoup de mal à me décider à consulter. J’ai bien peur d’entendre le sempiternel discours “perdez du poids et vous n’aurez plus de problème !”
Je n’y avais pas pensé dites donc !!!! Mais en attendant ? Je continue avec mes soucis ? Ben oui !!!! Si encore je n’avais vu qu’un seul praticien ainsi ! Mais je ne pourrais même pas les compter !
Si je combine à cela ma paradoxale peur du diagnostic (à la fois peur de m’affoler pour rien et peur de ne pas assez m’inquiéter et apprendre que c’est grave)…. On peut alors aisément comprendre qu’à 43 ans tout juste, je me sens comme dans le corps d’une grand-mère du double. Et encore ça dépend laquelle ! Quand je vois comment était la mienne à 86 ans !

Comment occuper son temps durant un cours annulé à la dernière minute ? Faire 3 billets IMPT !!!! Et tentez de rattraper un peu de retard… Sauf que maintenant il faut que j’aille ne cours…