Une semaine de cours avec ce que ça induit :

  • - retrouver ses repères spatiaux “elle est où déjà la K224 ? Et l’amphi B ?”,
  • - retrouver ses repères relationnels “salut truc ! t’as vu machin(e) ?”,
  • - prendre de nouveaux contacts “bonjour moi c’est E. et toi ?”
  • - s’habituer à un nouvel emploi du temps “chouette (!) tous mes cours sont en enfilades… Moi les miens sont plein de trous…”
  • - retrouver des enseignants qu’on apprécie “cool ! j’ai Untel en psy cog…” et d’autres moins “flûte j’ai Untel en programmation…”
  • - découvrir de nouveaux enseignants “parait qu’il est bien Untel en clinique… le mien j’ai rien compris à son cours…”
  • - retrouver la peur des partiels “pour valider ce sera une étude de cas en clinique… durée 1h30…” bonjour la pression
  • - mesurer dans quoi on s’est embarqué “17 cours de 1h45 pour la double licence ?! Vais-je tenir le coup ?”


Bref, retour à la réalité de la fac, des études, du travail en groupe, des dossiers, des lectures complémentaires, des recherches, des prises de notes, de l’attention soutenue…
Retour à la vie merveilleuse de l’université, celle qui m’a fait rêver tant d’année, et que j’aborde pour la deuxième année en présentiel… Avec plaisir, avec motivation, avec émerveillement, avec angoisse, avec…

Je n’ai pas su, voulu faire un choix entre la psychologie et les sciences cognitives. Il était évident pour moi que je ne pouvais pas laisser la psychologie. Ça m’éclate ! Et puis en sciences cognitives il y a tant de matières qui me plaisent. Elles complètent tellement bien les connaissances en psychologie. Ce n’est pas pour autant que j’y sois à l’aise. On peut même dire que certaines me donnent beaucoup de fil à retordre, aussi bien en cours pour la prise de note, qu’en étude pour comprendre les mécanismes, les processus, qu’en assimilation pour retenir tout ça dans le bon ordre…

Du coup, je me retrouve avec de très longues journées, sans pause. Départ de la maison vers 7h30 et retour vers 21h30… Elles sont invariables dans leur schéma :

  • - voiture jusqu’à la gare, train puis tram, arrivée vers 9h30, achat du sandwich de midi, arrivée à la salle du premier cours
  • - cours, 15mn pour changer de salle, de nouveau cours… 5 fois dans la journée
  • - trouver quelques minutes vers 14h pour avaler son repas, et enfin 19h45 fin du dernier cours
  • - prendre le tram, attendre le train, s’affaler dans un siège en 1e classe, lire un roman pour se vider la tête, retrouver son Espoir qui vous attend sur le parking de la gare, et rentrer chez soi…
  • - dîner tout en papotant sur sa journée, tenter de rester un peu… puis finir par se traîner au lit entre 22h30 et 23h, épuisée, inquiète, mais tellement heureuse de toute cette richesse intellectuelle qui vous envahit peu à peu…


J’ai de longs week-end qui vont sans doute se révéler très studieux… et puis certains vendredis je devrais retrouver mes comparses pour nos dossiers divers et variés.
Le vendredi c’est aussi le jour de ma psy. J’ai besoin de poser certains bagages encombrant, de faire le vide sur certains points, d’en clore d’autres, d’en mettre à plat… J’ai besoin d’évacuer mes tensions internes, de parler, sans me censurer, de tous mes petits tracas de la vie quotidienne, issus de mes études, de mon couple et des satellites qui nous entourent… En gros j’ai besoin d’une poubelle verbale qui n’ai aucun lien affectif avec moi. Et puis j’aurai tout loisir de voir un praticien en exercice, avec ses méthodes…

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souvenir de Riva Bella


Prochaines vacances fin octobre. Je retrouverai ma sauterelle, après trois très long mois de séparation… Rien que de penser à elle, j’ai des remontées salées à mes fenêtres de l’âme… Elle est en CM1 déjà… à ce rythme là, elle entrera au collège quand j’aborderai ma première année de master !

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“Attention c’est sérieux ! Je nage dans la mer…”