Mon questionnement sur le bien-fondé de ce blog ne porte pas sur une éventuelle fermeture… Il est plutôt sur le contenu que j’y mets.

Il y a quelques années, dans une période fort troublée émotionnellement, j’ai dû passer en mode “auto-censure”, alors que je ne l’avais jamais fait. Ne pas me censurer était un principe fondamental pour moi, et très certainement une nécessité afin de pouvoir évacuer un trop plein. Ce fut sans doute salutaire, puisque j’ai fait ma “thérapie” par l’écriture.

Depuis cette période fort difficile, et parce que je commençais un nouveau chapitre, j’avais changé de lieu, de blog. C’est ainsi qu’ici est le troisième espace d’écriture à mon actif.

Malheureusement, dix-huit mois d’autocensure dans les écrits et les paroles ont laissé de telles traces que j’ai perdu de cette spontanéité. Je n’arrive même plus à écrire dans mon carnet noir… celui dont je ne me séparais jamais et qui traîne maintenant sur un bloc tiroir près de mon bureau. Il renferme des moments particulièrement difficiles de ma vie… et rien de toutes mes joies, de tous mes doutes depuis plus de deux ans. Inhabituel chez moi puisque durant de longues années mon carnet fut un vrai journal de vie, joie et peine confondue. Au fil de mes déménagements ils se sont perdus… à mon plus grand dam.

Aujourd’hui, je pense que mon peu de production écrite est significatif (à mes yeux seulement). Je la trouve insipide, terne et sans relief, sans intérêt. Même si mon lectorat s’est restreint, et que je n’ai pas beaucoup de commentaires, je n’ai pas envie de fermeture parce que je parlerais dans le vide… J’ai bien trop de respect pour mes quelques fidèles. Et leurs réactions me sont toujours très précieuses. Ce qui est différent c’est le manque de “soulagement” suite à l’écriture. Avant j’écrivais et je me sentais déjà mieux, ou j’écrivais et mon bonheur et ma joie étaient encore plus grands. Ce qui n’est plus vraiment le cas.
J’ai encore des envies… Ainsi j’écris beaucoup dans ma tête… dans le train, le tram, à la cafet U, parfois en cours… et surtout dans mon lit avant de dormir, ou le matin en me réveillant. Mais une fois devant mon clavier… pffftttt… plus rien de ces jolies tournures, plus rien de ces sujets hautement intéressants, plus rien de ces discours étayés…
Et lorsque j’arrive enfin à aligner quelques mots et quelques phrases, mes idées, mes pensées semblent différentes… Mon écriture trahit ma pensée

Aussi je me demande s’il est bien utile que je continue sur cette voie… Pour autant je n’ai pas envie de fermer… D’ailleurs je n’aime pas les blogs qui ferment. Et même si certains le font… ils me manquent…

Alors non je n’envisage pas une fermeture administrative et non je ne fais pas ma diva non plus… Juste je m’interroge… Et pour étayer mon propos… Je dois vous dire que je n’ai pas sauté sur mon clavier vendredi après 14 heures… quand j’ai eu lu mon relevé de notes… Pourtant j’avais envie de partager ma joie d’avoir réussi cette première année… Et oui, j’ai encore gravi une marche… Je ne sais pas si c’est l’âge ou quoi d’autre… mais p* qu’elles sont dures et hautes ! de plus en plus…

Pour finir… Je crois que vous aurez encore de mes nouvelles…